Y a-t-il une obligation légale pour les enseignants de rendre leurs contenus pédagogiques numériques accessibles ?
La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances impose aux établissements recevant du public d'être accessibles. L'article 47 précise les obligations concernant les contenus numériques.
Qui est concerné ?
L'obligation légale s'applique aux organismes (personnes morales), pas directement aux formateurs en tant qu'individus.
Les établissements publics doivent rendre accessibles leurs services de communication en ligne (sites web, plateformes, documents en téléchargement...) selon le RGAA (Référentiel général d'amélioration de l'accessibilité).
Les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 250 millions d'euros sont également concernées par l'article 47.
De plus, la certification Qualiopi (obligatoire pour accéder aux financements publics) intègre des critères d'accessibilité.
Qu'est-ce qui est couvert ?
L'article 47 concerne les services de communication en ligne : sites web, plateformes d'apprentissage, documents mis en téléchargement, applications mobiles...
En revanche, les supports utilisés uniquement en présentiel (PowerPoint projeté, documents distribués en cours) ne sont pas directement visés par cet article, même si le principe général de non-discrimination s'applique.
Concrètement, pour les formateurs ?
Les formateurs contribuent à l'obligation de leur établissement lorsqu'ils produisent des contenus diffusés en ligne. Même si la responsabilité légale repose sur l'organisme, c'est bien le travail des formateurs qui permet (ou non) de respecter ces exigences.
Au-delà de la loi : une question d'éthique
Quelle que soit votre situation juridique, travailler sur l'accessibilité numérique est avant tout une démarche éthique. Rendre ses contenus accessibles, c'est garantir que tous les apprenants puissent bénéficier pleinement de la formation, et cela bénéficie finalement à tout le monde.